Chronicles of Arcadia - L'Âge de l'Héritage : Chapitre 7

Et voici enfin le chapitre 7 (avec juste 2 semaines de retard, mais on va faire comme si personne s'en était rendu compte). Pour se justifier (un tout petit peu), il faut dire que le chapitre est... gros ^^, et qu'on a passé beaucoup de temps pour le rendre le plus parfait possible (pas autant que Cell, mais quand meme).

 

Attention, action en vue !! Bonne lecture ;).

 

 

 

 

Sean marchait rapidement, passant d'un couloir à l'autre. Il avait du mal à déterminer si le fait de se trouver sous les tonnes de roches des tribunes l'oppressait ou l'apaisait. Ses mains effleuraient les murs, l'aidant à conserver son équilibre et à ne pas perdre son chemin.

Au moment où il pensait que ses jambes tétanisées ne le porteraient pas plus loin, il pénétra dans la pièce qui avait été attribuée aux participants qui avaient pris part aux épreuves de combat à l'épée dans sa Confrérie. Il tomba à genoux, haletant, et se força à calmer sa respiration, à recouvrer son sang froid. Il laissa passer la crise, sans chercher pour l'instant à savoir si elle était due à l'angoisse, au dégoût ou à quoi que ce soit d'autre.

Quand il fut redevenu maître de son corps, il essaya de se relever. Avant qu'il n'en ait seulement pris conscience il éclata pourtant dans un déchaînement de violence cathartique. Ses poings s'abattirent sur le mur et le sol dallé, jusqu'à ce qu'épuisé et les mains en sang, il ne se laisse glisser contre le mur pour s'y adosser.

Alors il aperçut Duncan assis sur un banc, de l'autre côté de la pièce. Tout d'abord il eut honte de s'être montré en spectacle ainsi, devant ce Maître qu'il respectait et admirait tant. Puis il se dit que, pour peu que Duncan n'ait regardé son combat contre Noah, il avait dû avoir bien plus honte de son attitude sur le ring que dans les vestiaires.

Duncan, parla le premier :

« Tu es calmé ?
- ... oui. Je suis désolé que vous ayez vu ça.
- Il ne faut pas. C'est peut-être ce que j'ai vu de mieux, venant de toi, aujourd'hui.
- Peut-être, oui...
- Tu as cédé à Connor finalement.
- Je ne sais pas. Ce que j'ai fait. Ce qui m'est arrivé. C'était pas vraiment moi, je crois.
- Non. Probablement pas. C'est l'un des innombrables talents de Connor, grimaça le jeune Maître. Te retourner le cerveau. Pervertir l'esprit de ceux sur lesquels il a une certaine autorité, ceux qu'il peut soumettre par sa force. Et à qui il peut inculquer un mélange de mauvaises valeurs, et de crainte mystique à son égard.
- Mais il doit avoir une bonne raison de faire ça, gémit Sean plongé dans l'incompréhension. Il est notre Grand Maître après tout !
- Ce n'est pas parce qu'un roi est roi qu'il devrait l'être...
- Mais lui n'est pas là par droit du sang, il a mérité sa place, non ?
- Je crains de n'être pas dans le faux en affirmant que, bien souvent, pire est un tyran, plus il a mérité d'exercer sa tyrannie... Pour autant tous ne sont pas forcés de courber l'échine devant un despote. Toi et moi n'avons pas à le faire devant Connor. Tu as expérimenté aujourd'hui ce qu'il te propose : la bestialité, la sauvagerie, la haine, le mépris de tes sentiments et de tes convictions. Et je crois que tu en as vu les conséquences.
- Je... Plus jamais. Plus jamais. C'était... sale. Je me suis dégoûté dès le départ, et malgré ça, à chaque instant, ce sentiment devenait plus fort. Mais d'une certaine manière je prenais un plaisir morbide à m'y enfoncer... plus loin encore... toujours plus loin. Comme si je voulais... m'y noyer.
- Oui, c'est ce qui arrive quand on force sa nature. D'abord le dégoût de soi-même. Puis au fur et à mesure que l'écoeurement s'installe, un mépris de plus en plus épais envers sa propre personne, au point de considérer que l'on ne mérite rien d'autre que de se dégoûter. Et finalement on s'y abandonne, on renonce à soi-même. Tu n'es pas le premier à emprunter ce chemin sous l'impulsion de Connor. Mais, depuis que je ne suis plus un élève, rares sont ceux à être parvenus à s'offrir la possibilité de ne pas le suivre jusqu'au bout.
- Et que nous reste-t-il si nous refusons de nous soumettre à notre Grand Maître ? Quel peut être mon avenir au sein des Confréries si dès maintenant je refuse l'autorité que je suis sensé ne jamais contester ?
- Il te reste ce pour quoi nous existons. Protéger nos semblables des monstres qui peuplent notre monde. Avec moins d'honneurs et de gloire. Mais avec tout autant d'utilité. Même Connor ne peut t'enlever tes qualités, et te faire valoir moins que tu ne vaux. J'ai beau être un affreux rebelle depuis une quinzaine d'années, je n'en suis pas moins devenu Maître, et relativement jeune qui plus est, fit remarquer le géant aux longs cheveux tressés avec un sourire moqueur.
- Mais tu ne seras jamais un Grand Maître.
- Peut-être pas. Mais ça ne change rien, tu sais. »

Sean et Duncan furent soudain interrompus dans leur conversation par un puissant et clair son de cor…

 

Sitôt le combat terminé le corps de Noah avait été amené à l'infirmerie. Il allait avoir besoin de nombreux soins, mais selon toute vraisemblance sa vie n'était pas en danger. D'un commun accord Antée et les jumeaux, encore choqués par la violence de l'affrontement, avaient décidé de se rendre tout de suite à l'infirmerie, d'où ils pourraient le veiller ainsi que Khali auprès de qui Abel s'était déjà rendu. En chemin ils furent rejoints par Ophelia, qui était restée dans l'arène pour regarder les finales, visiblement aussi retournée qu'eux.

Dans la loge des Maîtres, Volsung se leva de son siège, soupirant avec lassitude.

« Voilà une belle bataille, dommage qu'il n'y en ait pas eu plus, des comme ça. Et même s'il s'est fait humilier par le mien, ton élève ne s'est pas si mal débrouillé, fanfaronna Connor. Très astucieux de lui avoir appris « Réflexion » pour qu'il puisse contrer des adversaires plus expérimentés maîtrisant « Réfraction », comme Sean...
- Rien ne changera donc jamais, Connor, demanda Volsung avec une voix empreinte de tristesse.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Que les élèves de ma Confrérie seront toujours meilleurs que les tiens ?
- Assez, tonna Volsung, élevant pour la première fois du tournoi la voix contre son homologue. Cette fois tu dépasses les bornes ! C'est à chaque fois pareil avec toi. Te sens-tu tellement minable que tu forces tes élèves à gagner de stupides tournois pour contenter ton petit ego !
- Comment oses-tu, vieillard, gronda le géant, laissant de côté tout le peu de retenue dont il avait fait preuve à l'égard de Volsung jusqu'alors.
- J'ose, parce que toi, le premier, tu oses. Tu viens chez moi. Je te laisse dormir ainsi que tous tes élèves entre les murs de ma Confrérie. Ils doivent paisiblement concourir avec les miens dans un tournoi et tu transformes ça en une boucherie sans nom, forçant ceux qui te prennent pour un exemple à faire souffrir autant que possible leurs opposants !
- Ton élève à répondu de la même manière face au mien !!
- Et pourquoi pas après tout ? Combien de temps crois-tu que les autres Grands Maîtres vont tolérer ce genre de dérapages ? Pourquoi penses-tu que ta Confrérie n'avait plus participé à ces épreuves depuis si longtemps, si ce n'est parce que tous nos confrères voulaient éviter de voir leurs meilleurs éléments inutilement blessés et mis en danger ?
- Ce n'est pas ma faute si vos élèves sont des mauviettes incapable de résister aux miens ! Qu'un sombre individu incapable de former ses recrues ne serait-ce qu'à moitié aussi bien que moi vienne me faire la morale, ça me fait sérieusement chier, d'accord ? Alors ferme-la vieillard !
- Je crois que tu t'oublies Connor, siffla Volsung d'une voix glaciale, une lueur meurtrière dans les yeux. Si tu penses pouvoir m'insulter et me menacer de la sorte chez moi sans que je ne réagisse, tu te trompes lourdement.
- Vraiment mon vieux ? Et qu'est-ce que tu vas faire, me donner des coups de canne ? M'envoyer tes avortons, le nargua Connor en portant sa main à la garde de son épée. »

Alors que Volsung s'apprêtait à sortir son sabre de son fourreau, un cor se mit à retentir frénétiquement. Le Grand Maître cessa immédiatement son geste, cherchant l'origine de ce son, tandis que Connor, décontenancé, ne savait plus quelle attitude adopter.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi sonne-t-on le tocsin, demanda-t-il.
- Suis-moi et tu le sauras, lui lança Volsung sans même un regard, en se dirigeant vers la tour de guet située à l'ouest de la Confrérie ».

Il enfila à toute vitesse plusieurs corridors et grimpa quatre à quatre les marches de la tour, suivi par le pesant pas de Connor. Pendant ce temps le cor continuait de sonner, indiquant une urgence toujours plus pressante. Quand Volsung déboucha à l'air libre et porta son regard à l'ouest, vers les contreforts des montagnes, le tocsin de la ville se mit lui aussi à retentir, et son sang se glaça.

« Bon, qu'y a-t-il à la fin, s'impatienta Connor.
- Ne vois-tu pas, là-bas, en train de franchir le fleuve ?
- Quoi ? Oooooh... Oui, c'est vrai, des golems, et un sacré paquet avec ça. Ils se dirigent droit sur la ville... c'est normal que vous ayez ces trucs en si grandes quantité dans vos montagnes, ironisa-t-il.
- Non, ce n'est pas normal, pour arriver ici ils ont dû franchir l'isthme montagneux qui nous sépare du Continent du Nord. Mais ce que je ne comprends pas c'est que ni Dana, ni la Citadelle de Cristal ne m'ont prévenu de la venue d'une telle armada. Il est extrêmement rare qu'ils laissent passer des golems, et le plus souvent il s'agit d'un ou de deux "soldats". Un seul "officier" est arrivé dans les parages depuis que je suis à la tête de cette Confrérie... C'est totalement délirant, ils n'auraient pas pu rater une armée de cette taille, ni manquer de me le faire savoir...
- Enfin, pas la peine de faire toute une histoire, ce n'est pas parce qu'il y a quelques dizaines de petits golems que ça va poser problème. En plus les gars de ma Confrérie vont pouvoir vous aider, ça va nous défouler, on a besoin d'exercice, nous, moqua Connor.
- Est-ce que tu as la moindre notion de la distance qui nous sépare du fleuve demanda Volsung d'une voix blanche. Si c'était le cas tu te rendrais compte qu'un golem sur trois mesure plus de cinq mètres, et que ce golem qui semble tellement plus grand que les autres est un « Général », avoisinant les quarante mètres !
- Un... « Général »..., souffla Connor, soudain plus sérieux. Un putain de golem « Général » de quarante mètres de haut ? Merde, comment ces abrutis ont-ils pu laisser passer ça au nord !
- Oui, c'est complètement fou, confirma Volsung, incrédule. C'est une véritable catastrophe ! Il faut à tout prix les empêcher d'atteindre la ville en se portant à leur rencontre. Uniquement des combattants confirmés, rang A au moins. Bien sûr pas les élèves. Ceux de rang inférieur se chargeront de garder la Confrérie. Tu prendras le commandement temporairement Connor.
- Moi ? Et toi qu'est-ce que tu vas faire ?
- Dans un premier temps je vais aller à l'infirmerie et me servir du pouvoir de mon sabre pour remettre les blessés du tournoi sur pied. Du  moins suffisamment pour qu'ils puissent s'enfuir si nous venions à être défaits dans la plaine et que les golems arrivaient jusqu'ici. Ensuite je ferai ce que j'ai à faire, conclut Volsung d'un air grave. »

Il avisa ses propres Maîtres qui les avaient rejoints, ainsi que Kurgan et Duncan, ceux de la Confrérie de Connor, tandis que ce dernier gardait le rictus méprisant qu'il affichait depuis que Volsung avait dit vouloir s'occuper des blessés.

« Rani tu seconderas Connor en première ligne. Kurgan viendra avec vous. Octavius tu t'occuperas de tenir une seconde ligne qui barrera l'accès à la Confrérie à ces golems. Duncan sera sous ton autorité. Si jamais la première ligne cède, repliez-vous immédiatement sur la Confrérie et défendez-la aussi longtemps que possible. Si un tel cas de figure venait à se produire tu assureras le commandement, Duncan, jusqu'à ce que Rani, Connor ou moi te rejoignons ; et toi Octavius tu te chargeras d'évacuer au plus vite les élèves. Que tous les combattants se rassemblent au belvédère, les mages qui avaient été invités aujourd'hui pour soigner les participants vous projetteront dans la plaine, au devant des golems, grâce à des artefacts que nous conservons ici. Bonne chance à tous. Et, Connor, tu n'as jamais affronté de « Général », n'est-ce pas ?

- Non, pourquoi ?
- Alors ne commence pas aujourd'hui. Attendez que je sois là avant de vous en prendre à lui. C'est un ordre ! 
- Bien sûr, c'est important d'avoir sa seigneurie au « sabre médicinal » pour s'en prendre à une grosse bébête. Si jamais on la blesse il pourra la soigner, ricana Connor pendant que Volsung s'éloignait rapidement, et sans lui accorder la moindre attention».

 

 

Les combattants furent rapidement rassemblés au belvédère, tandis que les élèves étaient conduits au donjon. Tous étaient si précisément conscients de la gravité de la situation que nul ne contesta les ordres. Finalement les mages s'équipèrent des précieux artefacts de la Confrérie... et la troupe se retrouva en un instant à plusieurs centaines de mètres de la Confrérie, à peu près à mi-distance avec la ville, et à quelques dizaines de mètres des premiers golems.

Ces créatures ne semblaient être que de grossiers conglomérats de cristaux, articulés à la manière d'êtres humanoïdes pour la plupart. Les golems de type "soldat" étaient particulièrement simplistes, là où les "officiers" paraissaient être légèrement plus élaborés, composés qu'ils étaient de bien plus de cristaux de taille moindre, et leurs articulations faisant l'objet d'un complexe assemblage. Ils existaient depuis la nuit des temps - les plus anciens contes datant de l'installation des humains dans ce Royaume en faisaient déjà mention, sans préciser cependant que les cristaux qui les constituaient, loin d'être de simples pierres, étaient plus solides que le diamant et par endroits plus tranchants que les plus acérées des épées - mais nul ne savait comment la nature avait pu produire pareilles choses. Ils ressemblaient d'ailleurs plus aux étranges automates de bois, que quelques savants dans les terres du Sud, par delà la Mer Intérieure, étaient aujourd'hui capables de fabriquer, qu'à aucune autre créature vivante aussi étonnante fût-elle.

« Bon, on va pouvoir s'amuser un petit peu, rugit Connor en souriant.
- Octavius, nous allons couper la route des golems et lancer une attaque frontale, commença Rani, sans accorder d'attention aux élucubrations du Grand Maître. Les plus gros ne dévieront probablement pas de leur route. Ils sont plus lents et plus puissants que les petits, il préféreront donc engager le combat plutôt que de contourner l'obstacle. Mais avec un peu de chance la majorité des « soldats » va se diriger vers vous. Ce qui nous permettra de diviser le travail : à vous le plus grand nombre d'adversaires faibles, à nous un plus petit nombre d'adversaires plus forts.
- Ce qui s'accorde parfaitement aux pouvoirs de nos épées au passage, fit remarquer Octavius en souriant. A vue de nez il y a un peu moins d'une centaine de type « soldat », un peu moins de trente « officiers » et un seul « général ». Enfin 'un seul' c'est une façon de parler !
- Si on peut vous envoyer une soixantaine de « soldats » et à peine un ou deux « officiers » on pourra dire qu'on a fait du bon travail, conclut Rani.
- Et pour le « général » que fait-on, demanda Duncan. Il est bien plus lent que les autres, donc on a un peu de temps, mais si Volsung prend trop longtemps à arriver...
- Il ne prendra pas trop longtemps, juste le temps dont il a besoin, répondit Octavius en lui faisant un clin d'oeil. Et s'il a dit de laisser le « général » tranquille tant qu'il n'est pas là, on obéit sans réfléchir plus que ça. A la limite s'il atteint le mur d'enceinte de la ville on pourra se poser des questions. Mais Volsung sera là avant.
- Hmmph, je ne vois pas ce qu'il va pouvoir faire de plus que nous avec son épée d'infirmière, se gaussa Connor en reniflant.
- Épée d'infirmière, s'offusqua Rani. Attends de le voir à l'oeuvre, ça va te faire drôle ! Et puis tu n'es pas sans savoir que sa maîtrise du sabre est si grande que même sans bénéficier de pouvoir offensif il n'en reste pas moins capable de tenir son rang de Grand Maître... Il se pourrait bien qu'il t'apprenne une ou deux choses, se moqua Rani.
- C'est ça, on verra, s'énerva le Grand Maître. Maintenant trêve de bavardages oiseux les fillettes, et à l'attaque, s'exclama-t-il en fonçant tête baissée vers le premier golem. »

Non sans pousser un soupir largement audible, Rani lui emboîta le pas, et avec elle une bonne moitié des combattants qui avaient été sélectionnés. Le premier golem remarqua Connor et essaya de l'écraser de son poing de cristal. Bien mal lui en prit car il se trouva brisé en petits morceaux après que le Grand Maître ait balayé l'air de sa colossale épée une seule fois. Puis il s'enfonça dans la marée de créatures en conservant la même rage et la même force, ouvrant ainsi une route au sein de la formation ennemie.

Si Rani n'eut guère de mal à imiter Connor, de même que Kurgan qui, de son côté, imitait son chef avec un peu moins d'aisance, ceux qui les suivaient en revanche eurent davantage de peine. Les plus aguerris d'entre eux arrivèrent à ne pas être déstabilisés par la taille plutôt importante des golems, leur structure minérale et leur force terrifiante. La plus grosse difficulté fut de réussir à briser leur corps de cristal, d'une résistance étonnante. Les membres des deux Confréries se mirent instantanément à travailler de concert, les combattants de celle de Volsung, globalement moins puissants physiquement, distrayant les monstres, tandis que les autres, moins rapides dans l'ensemble, portaient les coups de grâce.

Malgré l'efficacité des troupes humaines, quelques pertes furent à déplorer, guerriers broyés par le vicieux coup de poing d'un golem « soldat » ou piétinés par les premiers « officiers ». Pour autant le bilan des forces humaines fut très positif contre les premières lignes de golems, qui se mirent rapidement à tenter de contourner l'obstacle que les combattants représentaient en se dirigeant droit sur la division d'Octavius. Quand Rani s'arrêta pour essayer d'avoir une vision complète du champ de bataille, elle fut d'une part satisfaite de la réussite de son plan, et d'autre part excédée en voyant Connor, seul, loin au coeur des lignes ennemies, tourbillonnant comme un damné en esquivant ou parant les monstrueuses attaques des golems « officiers ». Elle dût cependant reconnaître qu'il se débrouillait très bien, ne se laissant toucher ni par les poings, jambes ou têtes de ses adversaires, ni par les sortes de décharges d'énergie générées par les golems et qui gelaient le sol là où elles le touchaient.

Dès lors qu'Octavius fut sûr que la plupart des golems « soldats » se dirigeaient vers ses troupes, il se retira vers les lignes arrières, laissant à Duncan la tâche de contenir l'assaut.

« Tu es sensé être en charge de cette unité, non, s'étonna ce dernier. Ce serait plus logique que tu sois en première ligne.
- Peut-être, mais mon pouvoir n'est pas destiné au corps à corps, il vaut donc mieux que je reste en arrière pour m'en servir à mon aise sans risquer d'être blessé. En plus j'aurais une meilleure visibilité du champ de bataille.
- Et quel est-il, ton pouvoir ?
- Regarde, répondit Octavius en souriant. »

Il se campa sur un monticule, dominant la vague de golems qui venaient à leur rencontre. Puis il murmura « Polygone » et dessina de la pointe de son épée un carré approximatif dans les airs devant lui. Le carré se matérialisa en surbrillance. Alors Octavius étendit son pouvoir vers les premiers ennemis, et plusieurs autres carrés se matérialisèrent à proximité des golems.
« Hum, tu peux faire apparaître des dessins dans le ciel, c'est pas mal, plaisanta Duncan. Mais j'imagine que ce n'est pas tout...
- D'après toi, ricana Octavius. »

Et prenant son élan, il cingla avec son épée l'air devant lui, générant une puissante vague d'énergie qui frappa le carré qui lui faisait face, et disparut... avant d'être rejetée par chacun des carrés à proximité de l'ennemi, occasionnant la quasi destruction de quatre golems.

«  Le carré devant moi me sert de portail d'entrée, et ceux autour des monstres de portail de sortie. L'attaque "Déferlante" que j'ai lancée sur le premier polygone a été répliquée par chacun des autres. Du coup une seule attaque m'a permis de frapper plusieurs fois plusieurs golems... Il s'agit du principal pouvoir de mon épée, "Polygone". Par contre je ne vais pas pouvoir faire ça indéfiniment, cette capacité consomme énormément d'énergie et mes réserves ne sont pas illimitées. À partir de maintenant je ne m'occuperai que de ceux qui dépassent nos lignes ou sont sur le point de tuer l'un des nôtres.
- Hé, ça c'est un pouvoir qui me plaît. T'en fais pas mon petit, les autres on s'en charge, lui lança Duncan en brandissant son épée et en s'élançant sur les golems. »

 

À l'infirmerie Noah se redressa, calant son dos contre les oreillers.
" Qu'est-ce qu'il se passe dehors Maître, demanda-t-il à Volsung. Depuis que le tocsin a retenti c'est le branle-bas de combat au dessus...
- Il se trouve que nous sommes sous le coup d'une attaque... aussi imprévisible que dangereuse. Je vais bientôt rejoindre les autres sur le champ de bataille d'ailleurs.
- Vous allez vous battre, s'étonna Khali en grimaçant d'avoir bougé ses bras bandés. Mais pourquoi avez-vous gaspillé votre énergie à nous soigner. Déjà que votre sabre ne possède pas de pouvoir offensif pour vous soutenir dans la bataille, si en plus vous arrivez épuisé d'avoir usé de son pouvoir de guérison c'est du suicide !
- Tu es gentille de t'inquiéter pour moi, mais ce n'est pas la peine. J'ai déjà vécu mon compte de batailles, et je sais ce que je fais. Il était plus important de vous remettre en état, de sorte à ce que vous puissiez vous déplacer un minimum en cas d'évacuation forcée.
- Vous pensez que l'ennemi va réussir à passer, questionna Antée.
- L'ennemi en l'occurrence, ce sont des golems. Normalement on a déjà dû vous en parler un peu durant vos leçons. Ils sont plutôt dangereux et vivent sur le Continent du Nord d'ordinaire, même s'il peut arriver que l'un d'entre eux atteigne notre propre Continent. Si la situation est si tendue c'est qu'il s'agit d'une grande armée, comme nous n'avons pas l'habitude d'en affronter. Pour autant nous devrions nous imposer, à tout le moins je l'espère... même si nous venions à être balayés, les golems ne sont pas capables de se déplacer très vite, vous devriez donc avoir quelques minutes pour vous éloigner, à l'aide des artefacts magiques qui sont en train d'être installés dans la grande salle juste à côté. J'ai déjà envoyé Abel chercher Sean que l'on a perdu de vue depuis la fin de la finale. Si le pire devait advenir vous vous mettriez sous l'autorité conjointe d'Antée et de lui...
- Quoi !!!! Il n'est pas question que je me soumette à ce salopard, beugla Khali enragée.
- Si. La situation l'exige. Antée et lui ont déjà un niveau de rang B, ils sont de loin les plus capables de prendre en charge un groupe et de le maintenir en vie. Je suis sûr que Sean le comprendra et agira en conséquence, et je veux que vous fassiez de même."

Ayant ainsi clos la discussion, Volsung se leva.

"Normalement ça devrait aller, dit-il en examinant Noah. Vos blessures ne sont pas encore guéries, mais elles ne devraient pas vous gêner pour fuir, et grâce à mon pouvoir elles vont très vite se résorber. À tout à l'heure, et soyez prudents.
- C'est plutôt à vous qu'il faudrait dire cela, lui fit remarquer Antée, avec un sourire crispé..."

 

 

La bataille suivit rapidement son cours, tournant à l'avantage net des humains. Si des pertes étaient à déplorer du côté de Rani, mais en nombre raisonnable, il n'y en eut aucune du côté d'Octavius, qui parvint à protéger ses hommes en utilisant toute son énergie. Quand il resta moins de dix golems de chaque sorte dispersés sur le champs de bataille, Rani s'accorda une pause pour souffler. Les golems « officiers » n'étaient peut-être pas véritablement dangereux pour elle, ils n'en demeuraient pas moins très difficiles à mettre totalement hors d'état de nuire, et elle avait même dû recourir aux pouvoirs de son épée sur la fin, pour s'assurer de rester indemne. Connor les avait finalement bien aidés, blessant dans son avancée folle les golems « officiers », les rendant ainsi plus faciles à vaincre pour de simples guerriers de rang A. C'est en le cherchant du regard qu'elle se rendit compte qu'il avait complètement traversé les lignes ennemies pour se retrouver au pied du gigantesque golem « général », terrifiante créature de quarante mètres de haut, devant laquelle même le Grand Maître à la carrure de géant faisait minuscule. Et avant qu'elle n'ait pu lui crier de s'éloigner de cet immense monstre, Connor avait abattu son épée, frappant le sol de toutes ses forces, et générant ainsi une impressionnante déferlante d'énergie qui fit voler en éclats la jambe gauche du « général ».

Mais quand Connor se redressa en claironnant que le golem titanesque n'était finalement pas un adversaire si redoutable, les petits morceaux de cristal échappés de la jambe de la créature se transformèrent en fine poussière cristalline qui alla se déposer sur la jambe blessée, la rendant comme intacte. Et sans laisser au Grand Maître le temps de se reculer, le golem concentra devant sa tête une colossale quantité d'énergie pure qu'il lança dans sa direction.

Connor, pris de court, n'eut d'autre choix que de se protéger de son épée et de ses bras, en commençant à activer le pouvoir de sa lame. Une secousse cataclysmique fit trembler l'ensemble du champ de bataille, et Connor fut happé par la déflagration.

Quand la poussière retomba et que le Golem "Général", à peu près reconstitué, voulut se remettre à avancer, une silhouette dressée apparut pourtant. Le Grand Maître avait réussi, de justesse, à activer le pouvoir de son épée, ce qui lui avait probablement sauvé la vie. Il n'en était pas moins blessé, souffrant de brûlures et de multiples coupures, heureusement superficielles pour la plupart.

Son apparence physique avait considérablement changé. Sa hauteur, sa largeur et son épaisseur avaient tous été multipliés par deux, peut-être même un peu plus. Son volume était dix fois supérieur à son état normal, et ses muscles semblaient plus denses encore qu'avant. Il était devenu un petit géant pesant comme plusieurs taureaux dans la force de l'âge. Son bras droit avait par ailleurs fusionné avec son épée dont la lame démarrait juste en dessous de son coude. La taille de son arme avait cru en proportion avec son corps, et donnait maintenant une épée de plus de quatre mètres de long et de presque un mètre cinquante de large.

Le visage déformé par la transformation et par la douleur de ses blessures il regarda son colossal adversaire, et sans une seule hésitation, sachant probablement qu'étant blessé il ne pourrait utiliser cette forme très longtemps, il lança une autre "Déferlante", à pleine puissance cette fois-ci. Là où seule une jambe avait été détruite la fois d'avant, ce fut tout le corps qui vola en éclat sous l'effet de l'attaque, tandis que la plaine était frappée d'une deuxième secousse encore plus terrible que celle consécutive à l'attaque du monstre.

Connor éclata de rire en voyant se profiler au milieu des débris de cristal du torse du golem, un autre cristal, plus brillant, de forme ellipsoïdale, qui, fissuré, tombait en petits morceaux.

"Ces "généraux" possèdent donc bien un "coeur" comme on me l'avait dit, se félicita-t-il. Voilà pour ceux qui disent que je ne suis qu'une brute sans cervelle, comme quoi je suis aussi capable de me servir de ma tête et de ma mémoire !"

Sa joie fut cependant de courte durée, car le "coeur" ne continua pas à se désagréger comme il l'avait probablement espéré, et les débris du corps commencèrent à se rassembler de nouveau, alors que la contre-attaque du "général" ne se faisait pas attendre : une nouvelle sphère d'énergie, bien plus grosse que la précédente était en train de se former. Comprenant le danger, Connor réagit de suite en lançant une troisième "Déferlante" sur le "coeur" que le torse en pleine reconstruction ne protégeait pas encore. Son attaque fit mouche, mais avant d'être définitivement détruit le golem avait aussi eut le temps de lancer la sienne, et Connor, presque à bout de forces après son enchaînement à pleine puissance, vit la mort approcher.

L'attaque ne l'atteignit jamais, vaporisée qu'elle fut par Volsung, à quelques mètres de son confrère.

Il retomba souplement au sol, le manche d'un grand ôdachi calé entre le creux de ses coudes et son dos.

« Évidemment je t'avais dit de ne pas t'en prendre au « général », et il a fallu que tu le fasses, soupira Volsung. Heureusement que je suis arrivé à temps, tu crois vraiment qu'on peut se permettre de perdre un Grand Maître aussi bêtement.
- Bah, je n'avais pas besoin de ton aide ! Je suis sûr que j'aurais pu m'en sortir, sous cette forme je suis presque invulnérable après tout.
- C'est ça ! Tu aurais été réduit en bouillie oui ! Enfin bon, tu as déjà réussi à détruire le "général", ça aurait pu être pire. Encore qu'il aurait mieux valu que tu me laisses le faire avec la technique "Destruction d'Énergie" de ma relique.
- Attends... ta relique? Ce n'est pas ton épée normale? Et c'est quoi cette "Destruction d'Énergie"?
- Je pensais que tout le monde le savait, s'étonna Volsung. Mon épée n'est pas à proprement parler ma relique. Celle-ci est trop dangereuse pour être libérée en permanence, son action sur mon organisme m'aurait déjà tué depuis longtemps... c'est une des raisons pour lesquelles j'ai mis un peu de temps avant d'arriver : j'ai dû lever le sceau qui la contenait.
- Ouais d'accord, mais c'est bon là, pas besoin de ton "Destruction" machin, j'l'ai niquée la bestiole, tu peux retourner faire une sieste mon vieux, se moqua Connor en désactivant son pouvoir, ce qui eut pour effet de lui faire retrouver une taille normale et de le séparer de son épée.
- Vraiment, ironisa Volsung."

Malgré ce qu'en disait Connor, Volsung ne baissa pas sa garde pour autant, et se synchronisa avec son arme disproportionnée, augmentant considérablement l'aura qu'il émettait. Le tissu qui entourait le manche du sabre se déroula, venant s'accrocher aux bras du Grand Maître.

Connor ne comprit pas de suite ce que voulait dire son confrère, ni pourquoi il semblait se préparer encore plus qu'avant pour le combat. Puis il remarqua la petite forme, de moins d'un mètre, qui flottait dans les airs là où se trouvait avant le golem « général ». Forme vers laquelle semblait converger toute la poussière de cristal résultant de la destruction du monstre. Tournant la tête vers le reste du champ de bataille il se rendit compte que les corps de tous les golems, y compris ceux qui n'avaient pas encore été battus, se décomposaient pour venir s'agréger sur la petite forme.

« Qu'est-ce que c'est que ce truc, demanda-t-il à Volsung, légèrement inquiet.
- Probablement la créature la plus dangereuse que tu ne rencontreras jamais. Lorsqu'un golem « général » est détruit, cette chose, qui flotte en permanence autour de lui, s'active. Elle rassemble et condense toute la matière qui constituait le « général » et son armée en un monstre humanoïde d'à peine plus de deux mètres de haut et de stature taillée pour le combat. Pas besoin de te faire un dessin, ce sera plusieurs centaines de milliers de fois plus dense que les autres golems. Pour tout te dire cette créature atteint même une densité si élevée qu'elle parvient à en extraire une énergie inimaginable.
- Ce... ce genre de chose existe ? Comment est-on sensé lutter face à une telle monstruosité !!??
- Normalement j'aurais commencé par détruire le "général" avec "Destruction d'Énergie", qui aurait eu pour effet de désynchroniser la plupart de ses cristaux élémentaires, de sorte à ce que ce "super golem" ne puisse les utiliser pour se former. Mais bon c'est impossible maintenant. »

En effet la petite créature ne cessait de croître en se nourrissant méthodiquement de la totalité du golem géant - ainsi que de ses sous-fifres. Connor sembla pour la première fois réaliser à quel point sa précipitation les avait tous mis dans une situation délicate, voire potentiellement inextricable.
«  Je vais donc devoir me servir directement du second pouvoir de ma relique, « Accumulation d'Énergie », sourit Volsung, poussant sa synchronisation encore un peu plus loin, et émettant une aura toujours plus impressionnante. Grâce à ce pouvoir je vais subtiliser une bonne partie de l'énergie que ce super golem est en train de rassembler, avant de pouvoir m'en servir pour le détruire. »

Tout autour de Volsung l'énergie volée au nuage de poussière cristalline tourbillonnait follement, tandis que les bandes de tissus qui enrobaient au départ le manche de son sabre s'enroulaient toujours plus loin autour de sa chair, s'y incrustant au point de faire perler le sang en plusieurs endroit. La créature grandissait lentement, dégageant une aura titanesque écrasant tous les combattants présents sur le champ de bataille.

Et enfin, dans une immense déflagration, l'ultime monstre se forma. Ses bras se détachèrent de son torse, s'allongèrent ; ses jambes firent de même, et une tête commença à se dessiner. Mais simultanément Volsung, qui avait accumulé suffisamment d'énergie, nimbé d'une aura tellement dense qu'elle en était liquide, lança « Libération d'Énergie », son sabre pointé sur le monstre. Une onde de choc s'éloigna rapidement de lui, précédent de peu une énorme boule d'énergie vibrante. Le golem recula lorsqu'il fut frappé par l'onde de choc, mais ne put échapper à la sphère d'énergie pour autant, n'ayant pas fini de se former. La déflagration fit trembler le sol et illumina le champ de bataille d'une lumière aveuglante qui éblouit jusqu'aux habitants de la ville pourtant terrés dans leurs maisons. Lorsque la lumière s'atténua il ne restait plus rien là où se tenait auparavant la créature. Et Volsung, sanglant, à genoux et à bout de souffle, souriait péniblement.

« 'Libération d'Énergie', le dernier pouvoir de ma relique. Cela consiste à libérer toute l'énergie qu'elle a pu accumuler d'un coup en une redoutable sphère d'énergie destructrice, accompagnée d'une tout aussi puissante onde de choc capable de disperser l'énergie. Ce monstre a été pulvérisé par la déflagration, puis les plus petites traces d'énergie qui restaient de lui se sont vues dispersées et désynchronisées. Maintenant, on peut dire que c'est fini. »

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Commentaires

Portrait de Tensen

Heureusement que je ne fais pas une école pour devenir un des leurs, parce que des types qui viennent faire les malins à nous dire qu'une puissance c'est une force que multiplie une vitesse, franchement... pourquoi pas nous faire remarquer que ça pourrait aussi être un débit fois une pression? voire une tension fois une intensité, pour ceux qui sont passés du côté obscur de la Force :p?

Ceci dit tu as parfaitement raison. C'est juste que pour éviter les répétitions il peut parfois être pratique de se laisser aller à quelques approximations physiques. Par ailleurs le terme de puissance s'applique ici plus à la puissance développée par les coups portés, or en parlant de vitesse de déplacement on parle en fait plutôt d'explosivité, de réactivité. Par conséquent calculer la puissance des coups portés en utilisant comme base la "vitesse" d'un combattant serait légèrement faussé, donc il est probable que la puissance développée lors d'une attaque soit effectivement plus grande chez les costauds que chez les rapides. Oui j'essaie de tatilloner à ton niveau, j'espère que tu apprécies l'effort ;).

"à tout le moins" existe bel et bien (vous pouvez vérifier sur google si vous ne me croyez pas), mais est en effet possiblement quelque peu désuète. Mais elle permet aussi d'éviter les répétitions et d'imposer un certain style littéraire (je vise le Goncourt moi messieurs).

En ce qui concerne la géographie c'est variable. Certaines Confréries ont leurs bâtiments intra muros, d'autres peuvent être à quelques minutes à l'extérieur de la ville principale d'une région. On trouvera aussi des antennes des Confréries dans les villes secondaires ou à proximité. J'essaierai d'être plus clair à l'avenir, ceci dit un lecture attentive du chapitre 3 permettait déjà de se rendre compte que la Confrérie était hors les murs ! Concrètement cette Confrérie se situe à environs une demi-heure de marche des portes de la cité, sur une sorte d'éminence surplombant la campagne environante et la ville sur le bord de mer. Du côté de la ville, donc au nord, la colline s'arrête assez brutalement, formant une petite falaise au bord de laquelle viennent s'appuyer certains des bâtiments de la Confrérie.

Et sinon... je suis super super super content que tu aimes ce chapitre à ce point ^^. On y a effectivement passé beaucoup de temps, c'est un chapitre dense et complexe, avec à la fois des moments calmes et des moments de grosse tension, des moments d'action et de blabla, pas mal de persos à articuler sur plusieurs plans dans tout ça. Bref un chapitre compliqué et pour lequel on s'est vraiment donné à 200%, ce qui rend ta satisfaction encore plus positive pour nous !!!

Comme toujours tu ne laisses passer aucune des ficelles que l'on fait trainer : il y a bien un truc louche derrière tout cela et ce sera au coeur de la suite de l'histoire, mais on ne t'en dit pas plus pour l'instant.

Je suis toujours autant stupéfait par cette méfiance spontanée envers ce pauvre Abel. L'avenir nous dira si tu as raison ou tord, mais j'aime autant te prévenir que ce n'est pas le genre de chose qui trouvera rapidement son dénouement (pour peu qu'Abel soit effectivement louche). L'histoire telle qu'on l'imagine pour l'instant a un certain volume et un élément aussi important ne saurait trouver sa conclusion dès le début !!

Portrait de Azazel

Yeah ! Première fois que zem est totalement conquis et convaincu. Je n'y croyais plus. ^_^ Merci mon zemounet !!!!!! On n'aura pas autant passé de temps sur ce chapitre pour rien, finalement. Ouf. Il paraît que shinyu aussi lit cette histoire, qu'il l'apprécie, mais n'a jamais le temps de poster de commentaires. Peut-être qu'il y a finalement plus de lecteurs qu'on ne le pensait. ^_^

 

@ Zem : Si tu savais le nombre d'expressions que Tensen me sort et que je ne connaissais pas. ^_^ Des expressions selon ses termes "désuètes" et oubliées depuis longtemps... Il vient forcément d'une autre époque et a voyagé à travers les âges. ^_^'

Par contre, tu bloques toujours autant sur ce pauvre Abel. Mais qu'est-ce qu'il a de si louche ? ^_^'

Pour le reste tu te poses des questions assez intéressantes... qui trouveront, ou non, leur réponse par la suite... ^_^'

Autre détail intéressant, je pensais que je devrais dessiner tous les personnages qui avaient droit à un nom (ou presque), mais en lisant ton commentaire, je comprends que non, c'est même mieux que je laisse tomber les persos secondaires (aussi récurrents et importants puissent-ils être) , sinon je fais d'eux des personnages "princpaux" en gros. Mais en même temps, dessiner aussi quelques persos secondaires permettra de donner l'illusion qu'ils sont "principaux" et de choquer davantage suivant ce qui les attend, mouh ha ha ha ha... ^_^

Hmmmm... que vient faire Saroumane là-dedans ? 0_o

Portrait de admin

Tout d'abord. Félicitations ! C'est un super chapitre ! Du suspense, de l'action, des dialogues. Un peu de description par-ci par-là pour que l'on comprenne. Franchement Génialissime.

Mes petites critiques casse-pieds. 

cette phrase "Pour autant nous devrions nous imposer, à tout le moins je l'espère..." est-elle bien formulée ? Si oui, je ne connais pas l'expression "à tout le moins"

 

Ensuite, je n'ai pas bien saisi la géographie du royaume ou de la ville.  où sont les confréries par rapport à la ville ? (en dehors ou en dedans ?)

Et une dernière chose. Mais c'est à prendre à la rigolade ^^

En vrai. Puissance = Force x Vitesse = Énergie consommée / temps. Mais ça c'est mon côté ingé qui veut faire le malin; Sauf qu'en lisant ça me faisait bizarre de lire qu'un personnage moins puissant soit en faite plus rapide et inversement.

Scientifiquement deux personnages peuvent être autant puissant avec l'un plus fort et l'autre plus rapide.

Tensen devrait connaître parfaitement ces principes ^^

 

Bref, vous l'aurez remarqué. Quasiment pas de critique. C'est mon chapitre préféré pour l'instant. C'est super ! 

J'ai beaucoup aimé le passage au début entre Sean et Duncan. 

Puis l'arrivée des Golems. La bataille. Le Polygone etc... Super. Beaucoup de nouveauté, d'imagination, on est loin des récits classiques où l'arrogant (ici Connor) se fait mettre au tapis après avoir cru battre l'ennemi. C'est très très bien. Vous laissez croire au lecteur qu'il peut deviner la fin de l'histoire et en fait non.  franchement j'ai cru, que Connor, Octavius et d'autres allaient y passer. Que Volsung allait se sacrifier et qu'au final, la ville serait détruite. Que Noah et Anthée dervait fuirent avec les autres (Sean, Khali etc...) ... Mais pour l'instant, le chapitre se termine bien.

=== Ah oui, un point positif, vous avez enfin mis des noms à certains persos secondaires. Rani, Octavius etc... ===

On se demande, comme les personnages, comment les golems ont pu arriver jusqu'ici sans être repérés. Il y a un complot derrière tout ça. Les mages ? un autre royaume voulant le pouvoir ? Saroumane ??

Bon, moi j'attend de voir si j'ai raison sur le fait qu'Abel soit un traitre... il est trop louche ce mec !

Portrait de Azazel

J'ai fini de corriger les dernières petites fautes qui nous avaient échapées, principalement dans la partie finale. Remarque, il se peut qu'il en reste encore, mais c'est toujours ça de fait. ^_^

Chapitre énorme avec un sacré contenu. Pas étonnant qu'on ait autant trimé pour en voir le bout. Mais le résultat en vaut la peine. Nice job Tensen !!!!